Un titolo esplosivo che non passerà inosservato: “DUO. NIKI/JEAN”
Come può essere organizzata e allestita un’esposizione collettiva, sia essa a quattro o più mani?
Prima di avere osservato le foto che ci avete inviato non avremmo mai potuto immaginare una tale presentazione. Ci aspettavamo una certa confusione, a dire il vero. Invece le opere sono ben distribuite. I volumi tridimensionali delle sculture sui loro piedistalli mobili, si alternano perfettamente alle opere in due dimensioni appese ai muri.
Senza intestardirsi in un allestimento sistematico, la composizione generale è ben riuscita, perché l’occhio non resta asciutto. Passando da un piano all’altro si possono continuamente assaporare sensazioni, idee, spazi, colori e forme.
Attraverso l’uso accorto di alcuni sfondi neri, a scandire uno spazio tutto bianco, le opere, invece che essere sospinte l’una contro l’altra, sono perfettamente valorizzate. Questi spazi aiutano a lasciare un tempo di arresto indispensabile, una sorta di respiro meditativo dello spirito di fronte a un’opera, prima di passare alla successiva.
Jean Tinguely, spesso austero, in questa esposizione diventa un giovane uomo vivace pieno di fantasia. In particolar modo, la sua opera in pieno allungamento, come se fosse alla ricerca di aria, è di una sensualità inattesa. L’uomo-macchina o la meccanica dei nostri componenti biochimici, rivelati da Picabia, prendono un nuovo sviluppo attraverso le corporeità metalliche di Tinguely. Addirittura, anche, le tappe del circuito all’interno del “Grande-Verre” di Duchamp. Poi, nell’oscurità, l’agitarsi delle sue sinuosità che mormorano tra le ombre, i riflessi e le luci di un angolo segreto.
In quanto a Niki, sa bene come trasformare i suoi pesi massimi in curiosi personaggi che danzano con una leggerezza appassionante. Con la sua naturalezza abituale, si esprime con tutti gli ingredienti capaci di rallegrare il più triste degli uffici (o dei boia) di un vecchio avvocato roso dal suo tradizionalismo allarmante. Nel solco dei grandi artisti che hanno marcato la loro epoca, come Gaudi e Mirò, Niki de Saint Phalle dispiega un’opera che incanta tutti gli sguardi. Ed è percorrendo l’ingresso, che la stessa Niki – con il suo grande ritratto “da-sco-pri-re-per-si-mul-ta-ne-i-tà” – ci invita a sperimentare una visita fuori dal comune.
Congratulazioni per la felice orchestrazione delle opere.
A presto.
L’ALTRANGE. Fondation ENDURANCE. Barcelona-Madrid.
Un titre explosif qui ne passera pas inaperçu : “DUO : NIKI / JEAN.”
De quelle façon le duo d’une exposition peut-elle être à 4 mains, ou plusieurs mains pour l’organiser et la monter ?
Avant d’avoir regardé les photos que vous nous avez envoyées, nous n’aurions jamais imaginé une telle présentation. On s’attendait à une certaine confusion mais, pas du tout. Les œuvres y sont bien distribuées, tout en alternant les volumes sur leurs socles mobiles et les deuxièmes dimensions aux murs qui ne se copient pas. Sans se butter à un accrochage et placement systématiques, la composition générale est bien réussie, puisque l’œil ne reste pas sec. Il voyage d’un plan à l’autre, tout en savourant sensations, idées, espaces, couleurs et formes.
Très judicieuse l’utilisation de certains fonds noirs pour scander un espace trop blanc. Au lieu de bousculer les œuvres les unes après les autres, Ils aident à les mettre en valeur. Temps d’arrêt indispensable, respiration méditative de l’esprit avant de passer aux suivantes.
Jean TINGUELY, souvent austère, devient un jeune homme allègre dans cette exposition qui ne manque pas de fantaisie. Tout particulièrement, son œuvre en pleine élongation qui va chercher de l’air au-delà d’une sensualité inattendue. L’homme-machine, ou la mécanique de nos composantes biochimiques, révélées par PICABIA, prennent un nouvel essor à travers les corporéités métalliques de TINGUELY. Voire, aussi, les étapes du circuit à l’intérieur du « Grand Verre » de DUCHAMP. Puis, dans l’obscurité, le trouble de ses sinuosités qui murmurent entre les ombres, reflets, et lumières d’un coin secret.
Quant à NIKI, elle sait bien transformer ses poids lourds en de curieux personnages qui dansent avec une légèreté passionnante. Avec son naturel habituel, elle s’exprime avec tous les ingrédients capables de réjouir le plus triste des bureaux (ou bourreaux) d’un vieil avocat rongé par son traditionalisme alarmant. Dans la ligne des grands artistes qui ont marqué leur époque comme GAUDI et MIRÓ, NIKI de SAINT PAHLLE déploie une œuvre qui enchante tous les regards. Et c’est en parcourant l’entrée, que son grand portrait « à-dé-cou-vrir-par-si-mul-ta-né-ité » nous invite à expérimenter une visite hors du commun.
Félicitations pour la bonne orchestration des œuvres.
À bientôt.
L’ALTRANGE. Fondation ENDURANCE. Barcelona-Madrid.




